Bling – bling

Ce n’est pas encore très répandu en France (quoique, quoique), mais en Nouvelle Zélande, en Australie et aux Etats-Unis (et dans à peu près tous les pays où le maquillage artistique est beaucoup plus populaire qu’en France), la tendance est au BLING.

C’est quoi du bling ? Si vous fréquentez Instagram vous en avez surement déjà vu (probablement sous la forme de Festival Bling, pour les adultes plutôt), j’ai même découvert qu’il y avait un filtre Festival Bling sur le chat vidéo de messenger, c’est dire.

Ce sont ces petits « diamants » en plastique, collés à la colle cosmétique sur la peau, pour faire beau. J’en utilise un petit peu, juste une gemme par ci par là, pour décorer encore plus mes peintures. Et puis Amanda Wintle m’a envoyé un album magnifique de bling plus élaboré, avec plusieurs gemmes qui forment des vraies petites oeuvres d’art. Il y en a même avec des cornes de licorne en 3D, c’est magnifique et scintillant et incroyable. J’ai commencé à créer mes bling clusters aussi, avec de la peinture pour tissu et des gemmes. C’est beau, ça brille, les enfants adorent, et le soir, on peut le mettre dans sa boîte à trésors.

C’est là que ça coince pour moi. Parce que l’étape d’après la boîte à trésors, après un délai plus ou moins long, c’est toujours la poubelle, parfois l’incinérateur, souvent l’enfouissement, trop souvent la mer et l’estomac des poissons (et des tortues, des baleines et des oiseaux marins). Or, le bling magique est en… plastique, évidemment.

Ça me chiffonne, évidemment. Je suis loin d’être parfaite sur ce point (par exemple mes paillettes ne sont pas encore biodégradables, suite à un calcul de coût financier et environnemental plus global dont on pourra parler ailleurs – mais oui, j’attends avec impatience des bioglitter plus facilement accessibles pour moi), mais, j’essaye.

Alors dans cette veine, inspirée par des petits morceaux d’idées glanés ici et là (merci à Anna Wilinski-Massano et à Rosie Lieberman entre autres), j’ai commencé à créer du PaperBling : ce sont des petits éléments de papier à coller (avec de la colle cosmétique) pour agrémenter les maquillages, réalisés suivant la technique du quilling à partir de paperolles (longues bandes de papier roulés).

Vous pouvez le voir sur les photos, j’ai rajouté des gemmes (en plastique) sur certains éléments ; je ne vise pas la perfection, juste un impact un peu moins grand. De la même façon, je ne vais pas me débarrasser des embellissements que j’ai déjà ; simplement les utiliser exceptionnellement.

Les paperbling sont solides (ma fille a porté le sien toute une journée sans problème et l’a mis dans sa boîte aux trésors ensuite ; j’ai du recoller la gemme plastique par la suite mais le papier a parfaitement tenu le coup), colorés, et originaux. La matière première ne coûte pas cher, en revanche cela prend beaucoup de temps (notamment parce que je ne suis pas du tout spécialiste du quilling et que je ne possède aucun matériel spécifique à part les paperolles prédécoupées).

Il me reste à trouver un moyen d’en faire des cornes de licornes en 3D… (elles sont habituellement en pâte polymère souple, aka du plastique mou).

Qu’en pensez-vous ? Avez-vous des idées pour d’autres embellissements ?

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